The last one

16 août 2009

Ce week-end était mon dernier au Japon, et je ne pouvais pas rester à rien faire, à me morfondre dans ma chambre.
J’ai donc décidé…en fait, non, je dis “je”, mais c’est “on”. On a décidé d’aller faire un tour en dehors de Tokyo, n’importe où, pourvu que ça nous change.

Après avoir abandonné l’idée de visiter le musée du rail de Saitama, nous avons opté pour le grand bouddha d’Ushiku, petite ville de la préfecture d’Ibaraki (nord de Tokyo).

Le gros du voyage se fait en train (environ une heure et demie), pour un peu plus de 1 000 yens en partant de Shinjuku.

Certaines personnes pensent et osent même dire tout haut que les Japonais n’ont pas le sens de l’humour. Je crois que mon gobelet de chocolat chaud acheté  sur le quai d’une gare suffit à prouver le contraire !

Cafe

A notre arrivée à Ushiku, on cherche l’arrêt de bus. Ce n’est pas bien compliqué vu la taille de la bourgade. L’ennui à la campagne, c’est que les bus ont la fâcheuse habitude de ne passer qu’une fois par heure, et encore. Lassés d’attendre, on (en fait, non, je dis “on”, mais c’est “il”) décide de prendre le taxi. Cela nous coûtera plus de 3 000 yens pour un peu moins d’une demi-heure.

Mais enfin, on n’y arrive, et il y a pas mal de monde. Il faut dire qu’il fait beau.

D’une hauteur de 120m, le bouddha d’Ushiku est la plus haute statue de bronze du Japon. A l’intérieur, on y trouve un musée sur 4 étages. Derrière, un minuscule parc animalier avec deux chèvres, quelques lapins et écureuils. Ainsi, les parents peuvent aller affermir leur foi (!) et promettre à leurs chérubins qu’après ça, on ira caresser les animaux. Il y a aussi un bassin avec des tas de gros poissons gourmands qui ont l’air bien gras. Bien entendu, on peut acheter des petits granulés à leur balancer, il faut bien vendre.

Voici donc quelques clichés de ce fameux bouddha.

Buddha

Buddha2

Buddha3

Buddha4

Buddha5

Impressionnant ?
J’ai cherché rapidement dans mon Lonely planet, mais n’ai rien trouvé sur ce bouddha. Pourquoi ? Simple. Ce bouddha n’a rien d’exceptionnel, quand on pense qu’il a été achevé…en 1993 !
On imagine donc aisément la pauvreté du musée qu’il renferme : surtout des photos de sa construction…

A l’entrée du musée, on retire ses chaussures, et on est d’abord plongé dans une salle noire, pour nous permettre de nous concentrer. Puis on sort vers un espace plus coloré, avec des jeux de lumières. C’est joli, mais bon, on avance…vers un ascenceur qu’on attend au moins 5 minutes (au Japon, c’est long). On monte jusqu’au 4ème étage. Le plus intéressant, c’est encore les  fenêtres à hauteur du buste, qui offrent une vue sympa. Sinon, passez votre chemin… Shin me fait remarquer qu’il y a au moins une chose qui est bien pensée : pour prendre l’ascenceur afin de redescendre, il faut faire la queue. Et devant l’ascenceur, il y a…la boutique. Cela dit, je ne trouve pas ça bien pensé. C’est tellement flagrant que ça ne donne pas envie d’acheter le moindre souvenir. D’ailleurs, qui voudrait se souvenir de ça ?

Mon avis ? A voir si vous n’avez RIEN d’autre à faire. Non, même pas. Si vous n’avez rien à faire, allez au cinéma ! Cependant, si vous vivez au Japon et que vous manquez d’idées de sortie, ça peut occuper un après-midi. Mais touristes, à moins d’être fervents bouddhistes, suivez ce conseil : abstenez-vous.


Après-midi à Odaiba

13 août 2009

L’autre jour, je ne sais plus quand, je suis passée faire un tour à Odaiba, l’île artificielle construite sur des déchets. A Odaiba, il y a la plage (baignade interdite)…mais surtout un centre commercial, moyennement intéressant à mon goût. Aujourd’hui, j’ai la flemme d’écrire.

Plage

Bon, et là, c’est le Rainbow bridge, je ne comprends pas pourquoi on s’obstine à lui donner un nom américain… il n’est rainbow que la nuit, et encore, pas toujours ! Tant pis pour moi, il faudra que j’y retourner exprès O_o

Rainbow bridge

A part ça, une statue (on ne va pas l’appeller robot, si ?…) de Gundam, héros de manga japonais, a été construite sur l’île d’Odaiba. Grandeur nature (18m), elle vient fêter les 30 ans de la série…ils sont fous ces Japonais.

J’avais pas remarqué, en prenant la photo…voyez donc le joli logo dessiné sur ce qui lui sert d’épaule…m’étonnerait que l’original ait le même !

Gundam

Gundam2

Gundam3


Zoo de Tama

16 juin 2009

Samedi dernier, j’ai enfin pris le temps d’aller au zoo. Depuis ma visite de celui de Nagoya, j’étais assez impatiente de m’amuser à nouveau avec mon appareil photo. Les animaux sont un sujet très intéressants… mais il faut parfois être patient.

Autrement dit, il faut être seul. Ce n’était pas le cas cette fois-ci, et je ne pouvais pas me permettre de rester plantée autant de temps que je le voulais. Je n’essaye pas de chercher des excuses pour justifier la pauvreté des photos que je vais vous montrer, ce n’est que la vérité :)

Elephant

Pour dire toute la vérité, au début je me suis sentie vraiment minable avec mon bridge. Au Japon, vous croiserez relativement souvent des petites vieilles équipées de réflex et d’une sacoche avec un ou deux méga objectifs. Et vous vous sentez très, très pitoyable, vous qui maîtrisez à grand peine les fonctions de votre compact.

Je me suis vite fait une raison et ai fait de mon mieux… mais je regrette de n’avoir pas plus de temps pour explorer les capacités de mon appareil. Je sais que je pourrais faire beaucoup mieux si je savais m’en servir.

Girafe

Chimpanze
Heureusement, même si on est nul en photo, les animaux font parfois d’eux-mêmes des choses très intéressantes au moment précis où on déclenche…

Les singes en général, et plus particulièrement les chimpanzés, ont beaucoup de succès… il est vrai que ce sont ceux chez qui les humains se retrouvent plus facilement…

Comme au zoo de Nagoya, il y avait un enclos de loups, mais j’ai trouvé leur comportement très différent. De toute façon, de manière générale, ces deux zoos n’ont pas grand chose à voir.

Les loups du zoo de Nagoya  étaient moins nombreux je crois, mais je me rappelle bien que l’un d’entre eux passait son temps à hurler (et les visiteurs montraient tous leur joie à grand renfort de “kawaii” (mignon…)). Les loups du zoo de Tama, une petite dizaine, se prélassaient sur leurs rochers, se grattaient les oreilles avec la patte arrière et baillaient comme des braves toutous qu’ils sont :P

Loup

Un peu plus loin, nous sommes tombés nez à nez avec un paon. S’était-il échappé de sa cage ? Peut-être. En tout cas, j’ai pu faire des photos tranquillement, d’autant qu’il n’y avait aucun autre visiteur dans les parages.

Paon 1

Paon 2

Les deux prochaines photos sont pour Shusha, qui m’a demandé une graou la dernière fois…
Voici donc une magnifique graou des neiges !

Panthere des neiges

Panthere des neiges 2

Même si ce n’était pas la première fois pour moi, j’ai bien aimé aussi la cage aux papillons…
On se moque parfois des touristes qui passent leur temps à prendre des photos sans apprécier le paysage ou le monument qu’ils ont devant les yeux, mais je serai un peu plus mitigée (je vous vois venir “toi, mitigée ? ce serait bien la première fois”). Quand on a un vrai appareil en main, avec en tête l’idée de faire une bonne photo, il faut être très attentif à ce qu’on a devant soi…et on prend aussi beaucoup plus le temps d’apprécier.
Bon, en tout cas, c’était mon cas cette fois-ci.

Papillon 1

C’est vrai. Cet effet de mouvement est peut-être douteux. Je précise que ce n’est pas un choix :D

Papillon 2

Un tigrounet à petites quenottes.

Tigre

Pour terminer, un paon nous a aimablement gratifiés de sa roue…

Paon 3

A Tokyo, le zoo le plus connu est celui d’Ueno, que je n’ai pas encore visité. Celui de Tama est plus éloigné (à environ une heure de Shinjuku). L’entrée pour un adulte est à 600 yens (environ 5 euros, on va dire), ce qui n’est vraiment peu cher à mon goût, vu la qualité des enclos et le nombre d’animaux.


Le Japon…le vrai !

27 mai 2009

Le week-end dernier, comme annoncé dans mon précédent article, je suis partie passer deux jours en rase campagne, où vivent l’oncle de Shin et sa famille, ainsi que sa grand-mère.

Ayant décidé que le Shinkansen, c’était quand même bien de l’arnaque, nous avions opté pour le bus de nuit. Celui-ci partait vers 22h20 de la gare de Tokyo (enfin, par là-bas).
Bus tout à fait charmant, il faut dire. Voyez plutôt.

Siege

Siège mou et inclinable, visière repliable et oreiller amovible, nous étions censés passer une nuit confortable. En ce qui me concerne, il n’en fut rien.
Car oui, notre destination n’était pas si lointaine que ça ! Même en bus, il faudrait environ 4h. Mais avez-vous envie d’arriver à 2h du matin ? Non. Voilà pourquoi des pauses étaient prévues sur des aires d’autoroutes… Pauses qui duraient 45 minutes ! Et à chaque fois, bien sûr, vous vous réveillez car ils rallument toutes les lumières…
Bref. 10 000 yens en Shinkansen, contre 6 000 yens en bus, le choix devrait être vite fait. La prochaine fois, j’y réfléchirai quand même à deux fois.

En tout cas, nous sommes arrivés en vie mais fatigués, à 5h50, à la gare de Toyota-shi, à l’est de Nagoya. C’est là qu’est le siège de la célèbre entreprise qui a d’ailleurs donné son nom à la ville. Avant, y’avait rien.
De là, il a fallu prendre un train…puis un bus (du genre bus de la campagne qui passe toutes les heures. Mais qui  au moins n’arrive pas en retard).
Là, l’oncle de Shin vient nous chercher en voiture, et nous emmène chez lui. Le paysage vu de la maison est…bah. Inhabituel. A Tokyo, j’ai une vue sur des appartements, comme tout le monde.

Vue

C’est drôlement bien ! Ah, on va pouvoir se reposer en pleine nature, jouir du chant des rossignols, écouter le bruit du vent dans les arbres… se ressourcer quoi !

Tu parles ! A peine arrivés, on repart, direction l’école du cousin de Shin, qui est en primaire…car c’est la journée de, comment pourrait-on dire ? une sorte de rencontre sportive intra-scolaire nommée en japonais undôkai. Pour une journée, les enfants participent à des sortes de jeux de courses, de relais, de lancer de balles dans un panier…

Autrefois, il y avait plein d’enfants dans les écoles. Mais vous savez ce que c’est… de nos jours… les écoles de campagne ferment. Celle-là tient le coup, mais les enfants sont quand même très peu nombreux. Du coup, on fait participer les familles ce jour-là. Et bien sûr, il fallait qu’on sollicite ma participation. Je n’en parlerai pas ici, ça n’a aucun intérêt. Sachez que le lendemain je me suis réveillée avec courbatures et coups de soleil (il faisait 28°C sous un ciel sans nuages…).

A part faire les clowns, nous sommes allés voir un petit sanctuaire (ou était-ce un temple ?) tout proche de l’école. Il y a aussi des rizières, c’est tout joli…

Jinja

Riziere

Riziere2

C’est agréable de voir la nature, les fleurs, les fourmis…

Coccinelle

Dimanche, l’oncle de Shin nous fait le plaisir de nous emmener à l’entraînement de taiko du club dont il fait partie. Le taiko ? C’est le terme qui désigne les percussions japonaises. J’ai honte d’avouer que je n’en sais pas beaucoup plus. Ils sont souvent utilisés dans les festivals japonais. Je crois.

Taiko

Je ne prends pas de vidéo de leur performance, c’est malpoli… je chercherai un vidéo sur internet si j’en ai le temps, ça remplira un peu ma catégorie “musique”.

L’après-midi, un autre cousin de Shin passe nous voir et nous emmène en voiture jusqu’au village (30 minutes à pieds, quand même). Là-bas, il y a un endroit tout joli et apparemment assez connu dans toute la préfecture d’Aichi. Il y a une foule d’érables (momiji) sur les rives de la rivière, et en automne le lieu est parait-il très fréquenté ! Il s’y tient même un matsuri (festival).

Kourankei

Kourankei2

Lundi matin, il fallait déjà repartir… partis de la maison à 10h, nous sommes arrivés à Tokyo vers 17h…

J’ai condensé un peu car si je me lance, j’écris un roman. J’ai fait des tas de choses passionnantes ce week-end, rencontré des gens amusants, des gens cons aussi…j’ai mangé des trucs bons, et des moins bons.
Mais il faut que je garde des choses amusantes à vous raconter en rentrant…n’est-ce pas ?


Kyoto, suite et fin

24 février 2009

Au programme du lundi 16, le célèbre jardin du temple Ryôanji. Si si, vous l’avez déjà vu, rappelez vous. L’étendue de petits cailloux blancs avec des rochers plantés dedans. Ca ressemble à ça.

jardin-sec

Eh ben, désolée de vous décevoir, mais ça n’en vaut vraiment pas le déplacement. Bon, déjà dès le départ, il faut adhérer aux principes zen, mais même ainsi, il y a encore de quoi se poser des questions. “Tout ça pour ça” est notre conclusion.

Deuxième photo pour rester dans le classique, la petite fontaine avec tube de bambou et pierre gravée de symboles mystiques =D

ryoanji

Autour du temple, le “vrai” jardin, avec un étang, des lanternes, bref, quelque chose de plus compréhensible. Il faut quand même préciser que le jardin sec n’est pas fait pour se promener, mais pour se planter devant et méditer… il est donc différent du “vrai” jardin tout-en-un qui permet les deux et même plus encore.

ryoanji2

J’avoue, on y est allés comme des nigauds en se disant que comme c’était connu jusque chez nous, ça devait en valoir la peine. Heureusement, pour la suite de mon programme (*c’est moi qui l’a fait*), je nous prévois quelque chose de plus sûr avec un site où je suis déjà allée.

Et nous partons gaiment, à pied (6 minutes, qu’y disaient), pour rejoindre un arrêt de bus. En chemin, nous passons devant ce qui semble être le dépôt d’un fabricant de lanternes…
lanternes

Nous reprenons donc le bus jusqu’au château de Nijô.  Je suis une flemmarde (mais je me soigne), et je cite donc wikipedia :

Le château de plaisance de Nijô (二条城, Nijô-jô) se situe à Kyôto, au Japon. C’est Tokugawa Ieyasu qui le fit construire en 1603. Il se constitue de deux cercles concentriques de fortifications, des palais Ni no Maru (二の丸) et Honmaru (本丸), de divers bâtiments de soutien et de plusieurs jardins. Il couvre une surface totale de 275 000 m2 dont environ 8 000 m2 de constructions.

Ca vaut ce que ça vaut. En même temps, quand on ne sait pas qui est Tokugawa Ieyasu, ça ne dit pas grand chose.
Et là, hop (vous voyez que je me soigne), bref blabla historique :
Tokugawa est le dernier des trois réunificateurs du Japon, les premiers étant Oda Nobunaga et Toyotomi Hideyoshi. Avant eux, on va dire pour généraliser que le Japon était un vrai foutoir, avec des clans qui se battaient tous n’importe comment. Les trois personnages sus-nommés ont travaillé à organiser tout ça pour que le Japon soit un pays uni. Ou du moins, un pays plus uni qu’avant. Après unification vers 1600, il y a toujours des fiefs, et des chefs de guerre à leur tête (daimyô), mais tous sont sous l’autorité du shôgun (donc, ici, Tokugawa et ses descendants).

Les cours d’histoire sont rendus bien loin quand même ^^;
Bref, le château.

nijo1

C’est vrai, ce n’est pas le grand château japonais que vous avez peut-être vu en photo.
A propos de photo, à l’intérieur c’est interdit pour ne pas abîmer les beaux paravents tout dorés. Le château est fichtrement grand, avec plein de pièces en tatami et des couloirs qui courent autour. Il y a là-bas une chose très amusante (de mon point de vue), et qu’on appelle le “parquet du rossignol”. Si vous avez lu le Clan des Otori, vous savez de quoi je veux parler. Le parquet est construit de façon à ce que chaque pas produise un son (une sortie de “piou” aigu). Technique géniale pour avertir de la présence d’intrus dans le château.

Les jardins du château sont très beaux, un bel exemple de simplicité à la japonaise.
jardin-nijojo

jardin-nijojo2

Enchantés de cette visite, nous rentrons à la gare de Kyôto pour repartir à nouveau, en train cette fois, direction la petite ville d’Uji, célèbre paraît-il pour son thé (en effet. Thé en poudre, glaces au thé, gâteaux au thé, Kitkat au thé…), avec pour objectif le temple Byôdôin (et là, parenthèse linguistique. La transcription “ô” indique une voyelle longue. Si vous voulez le prononcer avec classe, dites Byo-o-do-o-inn. Pareil dans “Tôkyô” et “Kyôto” aussi d’ailleurs bien que je zappe habituellement l’accent circonflexe pour ne pas vous embrouiller, vu qu’en français on s’en fout).

byodoin

Le temple a une forme intéressante. Je me rappelle avoir appris quelque chose à son sujet dans un cours d’architecture qui m’avait donné envie d’y aller (pas en cours d’archi, hein, au temple). Sauf que je ne me souviens plus quoi.
Il est temps de rentrer. Petit passage dans les boutiques, achat de Kitkat au thé (tiens, c’est vrai, ils sont où, ils ont pris l’avion pour la France ?), re-train pour Kyôto, Shinkansen pour Tôkyô, et ahhh ça fait du bien d’être à la maison.