Mardi j’ai accompagné l’une de nos tutrices à son ancien lycée, plus précisément au cours de calligraphie du club de ce lycée, dont elle avait fait partie.
Avant le cours, elle m’a montré un peu le domaine… elle avait l’air très fière de présenter sa copine étrangère à ses anciens profs. Je dois dire que ça ne m’a pas trop déplu, pour une fois, car j’ai pu parler à des gens sympas.
J’ai cru bon de prendre en note quelques différences avec les lycées français (enfin, du moins, avec mon lycée à moi), et deux ou trois photos en passant.
Ici, les casiers pour ranger les chaussures… A l’entrée de l’école on m’a demandé de me déchausser et de mettre des chaussons.

Un couloir “comme dans les séries japonaises”, avec numéro de la classe au-dessus de la porte coulissante. Tout pareil qu’à la télé.


Dans une salle, des élèves de 2ème année (16, 17 ans) jouaient au jeu de shiritori. En cinquième position on peut voir une fraise (ichigo), puis un cafard (gokiburi), un écureuil (risu)…

Ensuite, à ma plus grande joie, j’ai pu voir les labos de sciences… dans le labo de biologie, des exercices d’élèves étaient accrochés au mur. A qui les petites papattes ?

Sympas, les brins d’ADN en papier. Si on regarde de plus près, on peut voir qu’il y a des petits dessins, là, les machins pour représenter la structure moléculaire des…des trucs, là. GATTACA, et tout ça…

Je ne pouvais pas manquer les labos de physique et chimie (ici, ils sont clairement séparés, en tout cas…pareil chez nous ? j’ai oublié).

L’infirmerie, très particulière. En fait, je ne me rappelle pas avoir jamais mis les pieds à celle de mon lycée, d’ailleurs je crois que je n’ai jamais su où elle se trouvait. En tout cas, ça m’étonnerait qu’elle soit comme ça :

J’ai pas mal discuté avec la dame qui s’en occupe, et elle était vraiment cool. On a parlé des différences entre Français et Japonais… c’est même elle qui a abordé le sujet. On a parlé du fait de se disputer, qui est très mal perçu au Japon, mais beaucoup mieux chez nous où le conflit est parfois vu comme essentiel pour mettre les choses à plat et régler les conflits. C’est vrai que les Japonais détestent donner leur avis, pour ne pas s’embarquer dans des débats qui pourraient mener à des disputes. Mais comme je le disais à cette dame, les débats/disputes permettent souvent de mieux comprendre l’autre, et donc de s’en rapprocher. Les Japonais, qui fuient tout conflit d’idées, ne peuvent pas se rapprocher autant des autres…
Et du coup, le Japon a à mon avis beaucoup à faire en matière de relations humaines…
En tout cas, visiter un lycée a été très instructif. Dans un prochain article, je parlerai peut-être de la calligraphie en elle-même, puisque que c’est quand même pour ça que j’étais là-bas.