Kyoto, suite et fin

24 février 2009

Au programme du lundi 16, le célèbre jardin du temple Ryôanji. Si si, vous l’avez déjà vu, rappelez vous. L’étendue de petits cailloux blancs avec des rochers plantés dedans. Ca ressemble à ça.

jardin-sec

Eh ben, désolée de vous décevoir, mais ça n’en vaut vraiment pas le déplacement. Bon, déjà dès le départ, il faut adhérer aux principes zen, mais même ainsi, il y a encore de quoi se poser des questions. “Tout ça pour ça” est notre conclusion.

Deuxième photo pour rester dans le classique, la petite fontaine avec tube de bambou et pierre gravée de symboles mystiques =D

ryoanji

Autour du temple, le “vrai” jardin, avec un étang, des lanternes, bref, quelque chose de plus compréhensible. Il faut quand même préciser que le jardin sec n’est pas fait pour se promener, mais pour se planter devant et méditer… il est donc différent du “vrai” jardin tout-en-un qui permet les deux et même plus encore.

ryoanji2

J’avoue, on y est allés comme des nigauds en se disant que comme c’était connu jusque chez nous, ça devait en valoir la peine. Heureusement, pour la suite de mon programme (*c’est moi qui l’a fait*), je nous prévois quelque chose de plus sûr avec un site où je suis déjà allée.

Et nous partons gaiment, à pied (6 minutes, qu’y disaient), pour rejoindre un arrêt de bus. En chemin, nous passons devant ce qui semble être le dépôt d’un fabricant de lanternes…
lanternes

Nous reprenons donc le bus jusqu’au château de Nijô.  Je suis une flemmarde (mais je me soigne), et je cite donc wikipedia :

Le château de plaisance de Nijô (二条城, Nijô-jô) se situe à Kyôto, au Japon. C’est Tokugawa Ieyasu qui le fit construire en 1603. Il se constitue de deux cercles concentriques de fortifications, des palais Ni no Maru (二の丸) et Honmaru (本丸), de divers bâtiments de soutien et de plusieurs jardins. Il couvre une surface totale de 275 000 m2 dont environ 8 000 m2 de constructions.

Ca vaut ce que ça vaut. En même temps, quand on ne sait pas qui est Tokugawa Ieyasu, ça ne dit pas grand chose.
Et là, hop (vous voyez que je me soigne), bref blabla historique :
Tokugawa est le dernier des trois réunificateurs du Japon, les premiers étant Oda Nobunaga et Toyotomi Hideyoshi. Avant eux, on va dire pour généraliser que le Japon était un vrai foutoir, avec des clans qui se battaient tous n’importe comment. Les trois personnages sus-nommés ont travaillé à organiser tout ça pour que le Japon soit un pays uni. Ou du moins, un pays plus uni qu’avant. Après unification vers 1600, il y a toujours des fiefs, et des chefs de guerre à leur tête (daimyô), mais tous sont sous l’autorité du shôgun (donc, ici, Tokugawa et ses descendants).

Les cours d’histoire sont rendus bien loin quand même ^^;
Bref, le château.

nijo1

C’est vrai, ce n’est pas le grand château japonais que vous avez peut-être vu en photo.
A propos de photo, à l’intérieur c’est interdit pour ne pas abîmer les beaux paravents tout dorés. Le château est fichtrement grand, avec plein de pièces en tatami et des couloirs qui courent autour. Il y a là-bas une chose très amusante (de mon point de vue), et qu’on appelle le “parquet du rossignol”. Si vous avez lu le Clan des Otori, vous savez de quoi je veux parler. Le parquet est construit de façon à ce que chaque pas produise un son (une sortie de “piou” aigu). Technique géniale pour avertir de la présence d’intrus dans le château.

Les jardins du château sont très beaux, un bel exemple de simplicité à la japonaise.
jardin-nijojo

jardin-nijojo2

Enchantés de cette visite, nous rentrons à la gare de Kyôto pour repartir à nouveau, en train cette fois, direction la petite ville d’Uji, célèbre paraît-il pour son thé (en effet. Thé en poudre, glaces au thé, gâteaux au thé, Kitkat au thé…), avec pour objectif le temple Byôdôin (et là, parenthèse linguistique. La transcription “ô” indique une voyelle longue. Si vous voulez le prononcer avec classe, dites Byo-o-do-o-inn. Pareil dans “Tôkyô” et “Kyôto” aussi d’ailleurs bien que je zappe habituellement l’accent circonflexe pour ne pas vous embrouiller, vu qu’en français on s’en fout).

byodoin

Le temple a une forme intéressante. Je me rappelle avoir appris quelque chose à son sujet dans un cours d’architecture qui m’avait donné envie d’y aller (pas en cours d’archi, hein, au temple). Sauf que je ne me souviens plus quoi.
Il est temps de rentrer. Petit passage dans les boutiques, achat de Kitkat au thé (tiens, c’est vrai, ils sont où, ils ont pris l’avion pour la France ?), re-train pour Kyôto, Shinkansen pour Tôkyô, et ahhh ça fait du bien d’être à la maison.


Hiroshima

22 février 2009

Les vacances sont finies, j’ai raccompagné mes invitées à l’aéroport de Narita hier. Mais ça ne va pas m’empêcher de raconter la suite de notre petit week-end. Où en étais-je, déjà ?

Dimanche 15,  nous sommes partis (oui oui) tôt le matin. Enfin, non. On avait prévu de partir tôt le matin, mais suite à divers problèmes tels que méconnaissance des horaires des trains, nous sommes arrivés à Hiroshima vers 12h…

Je pars du principe que vous ne connaissez pas forcément la géographie du Japon, et vous mets une petite carte.

carte_japon

Le problème des moyens de transports rapides, c’est qu’on ne se rend plus compte des distances. Je voyais ça plus près, moi.

A notre arrivée, nous prenons un train (25 minutes), puis un ferry (7 minutes) pour nous rendre sur l’île de Miyajima.

ferry

Le site est célèbre pour son torii qui a les pieds dans l’eau. Il fait beau, la marée est haute, en bref une visite réussie. Le danger quand on fait un planning trois semaines à l’avance, c’est qu’on ne sait jamais quel temps il fera…

miyajima-1

miyajima-2

miyajima-3

Tous ragaillardis (vu le retard qu’on avait pris le matin, je désespérais de faire quelque chose de cette journée), nous faisons les boutiques en prenant tout notre temps (il fait si beau ici qu’on dirait que c’est encore le matin) et allons déjeuner d’okonomiyaki (j’y consacrerai peut-être un article plus tard). Seulement, la préparation prend un temps fou, et nous devons encore retourner à Hiroshima même! Le temps que nous mangions, retournions prendre le ferry, puis le train, puis un tram pour le parc de la Paix, il est déjà 16h30, et le musée ferme à 17h. Nous sommes dépités et regrettons d’avoir perdu du temps à manger, mais c’est trop tard. De plus, le fameux dôme rescapé de la bombe atomique est… en réparation ! Je m’extasie quand même devant la connerie des touristes, qui se font photographier devant. Déjà, je ne vois pas l’intérêt, sinon prouver à tous ses amis qu’on n’y est bien allé et donc se la péter, mais c’est quand même limité. Surtout, je trouve que c’est réduire le symbole des dégâts de l’arme atomique à un simple site touristique…. et à Auschwitz, les touristes se font-ils prendre en photo devant l’inscription “Arbeit macht frei” ?

hiroshima-1

hiroshima-2

J’ai trouvé qu’à Hiroshima, on ne ressentait aucune ambiance particulière, à moins de réfléchir vraiment à ce qui s’y était passé. Parfois quand je marche dans les rues de Tokyo, je m’imagine la ville pendant les bombardements américains (plus de la moitié de la ville a été rasée pendant la guerre). Je pensais que l’atmosphère dans le parc de la Paix était plus solennelle… en fait les touristes se font photographier devant tout et n’importe quoi, rient et parlent fort, comme si ce n’était rien de plus qu’un truc à faire pendant qu’on est au Japon, puisque c’est connu.
Mais bon! Laissons les cons où ils sont.

Nous prenons quand même en photo la flamme de la Paix…mais refusons de nous faire photographier devant! Le type qui nous le propose, manifestement un Japonais, nous demande ensuite d’où nous venons. Je réponds “de France”, et il nous dit “oh, France, welcome!”. Si j’avais répondu “America”, nous aurait-il souhaité la bienvenue?

hiroshima-3

Au Japon, le symbole de la paix par excellence est la grue. Dans le parc sont exposées des guirlandes et des mosaïques de grues en papier plié réalisées par des enfants du Japon ou d’ailleurs.

origami-1

origami-2

origami-3

origami-4

Près d’une des nombreuses statues du parc, je trouve des petits cailloux… il est écrit  平和 (heiwa) qui signifie “paix”.

heiwa

Il se fait tard et la route est encore longue, nous reprenons le tram pour la gare de Hiroshima, puis le train pour retrouver Kyoto et sa tour qui elle au moins n’est pas une pâle copie de la Tour Eiffel.

kyoto-tower2


Kyoto, suite

20 février 2009

Samedi 14, journée très chargée et départ vers 8h pour le temple Kiyomizudera. Il est pourtant encore tôt quand nous arrivons, mais le temple est infesté de collégiens en sortie scolaire…

collegiens

Le temps est à la pluie, mais tant pis. Le temple perdu dans les montagnes est quand même joli. De là, on voit Kyoto et sa tour.

kyoto-tower

kiyomizu1

kiyomizu2

La matinée est un peu avancée, mais nous avons le temps avant le déjeuner de visiter un autre temple, et partons pour le Ginkakuji (Pavillon d’Argent). Hélas! Il est en travaux. N’ayant pas envie de payer l’entrée plein tarif pour voir un temple couvert d’échafaudages, nous nous contentons du sanctuaire voisin histoire de dire qu’on n’a pas payé le bus pour des prunes.

sanctuaire

L’après-midi, direction Nara à environ 1h de train (ou 45 minutes si on ne se plante pas comme moi). On aperçoit des rizières, mais ce n’est pas tellement la saison et elles sont à sec.

riziere

Nara  a été la capitale impériale avant Kyôto, pendant environ un siècle. On s’y rend principalement pour le temple Tôdaiji qui renferme une statue de Bouddha en bronze.
La porte Nandaimon, à l’entrée de l’enceinte du temple, détruite en 962, reconstruite en 1199 :

todaiji1

Ah oui, c’est vrai. A Nara, les daims se baladent en liberté, car ce sont des animaux sacrés. Ils sont très mignons, mais aussi très gourmands…

daim2

daim

Le bâtiment principal du Tôdaiji est la plus grande construction en bois au monde. Le temple a été construit au 8ème siècle mais a été détruit et reconstruit deux fois, et le bâtiment actuel date de 1709.

todaiji2

daibutsu

La statue de Bouddha mesure 30 mètres de haut, ses yeux un peu plus d’un mètre.
Nous prenons le temps de choisir des petits souvenirs, et rentrons en fin d’après-midi à Kyoto, où nous allons tester un restaurant kaiten-zushi 回転寿司. Les assiettes de sushi sont posées sur un petit tapis qui passe devant chaque table, et chacun se sert de ce qui lui semble le plus goûtu. A la fin du repas, un serveur compte les assiettes et fait la somme. Le prix de l’assiette varie en fonction de sa couleur, alors attention à ce que vous choisissez ^^
sushi


Kyoto

18 février 2009

Vendredi 13 février, nous sommes parties pour Kyoto en Shinkansen. Pas le plus rapide (le Nozomi), mais celui qui s’arrête dans toutes les gares, le Hikari. A la gare de Tokyo, avant d’embarquer, nous prenons une photo du Nozomi qui nous fait rêver avec sa jolie tête de canard.

shinkansen

Kyoto se trouve dans la région du Kansai, dans l’ouest du Japon, et nous y arrivons 3 heures plus tard. Bien évidemment, je ne connais pas du tout la ville, et je commence par nous perdre dans la gare. Heureusement que l’hôtel n’est qu’à 5 minutes à pied. Après avoir demandé humblement mon chemin à l’employée du centre d’information, je nous conduis à l’hôtel, où nous ne restons pas bien longtemps, car le programme que j’ai constitué pour le week-end est plutôt chargé.
Je prends la tête de l’expédition à la recherche des arrêts de bus. Je ne comprends rien au système. Je peste. Je cherche une ligne, je la trouve finalement, mais la station que je cherche ne se trouve pas sur les plans. Je peste, je peste. Je ne sais pas où on achète les tickets, je tourne, je tourne, et je finis par trouver une carte intéressante, et tout s’éclaire. Je trouve le bus. Maintenant, ça y est, je ne nous perdrai plus.
Kyoto est une ville magnifique. Ancienne capitale impériale de 794 à 1868, elle compte pas moins de 2000 temples et sanctuaires. Le problème, c’est que les plus intéressants sont éparpillés. En bus, nous devons souvent faire des trajets de 30 minutes, ce qui fait perdre beaucoup de temps, surtout quand on pense que la plupart des temples vont fermer avant 17h…
En tout cas, nous nous dirigons vers mon premier objectif de la journée, le Kinkakuji (Pavillon d’Or).
Pas de blabla historique aujourd’hui, contentez-vous d’en apprécier la beauté =D

kinkakuji

kinkakuji2

kinkakuji3

gouttes

Comme l’annonçait le bulletin météo de mon portable, il commence à pleuvoir. Nous abrégeons l’après-midi, on fera mieux demain.


Jardins du Palais impérial

12 février 2009

Jeudi 12, journée relax dans les jardins du Palais impérial, situé en plein Tokyo. Un espace bien paisible à deux pas du quartier d’affaires de Marunouchi.

Marunouchi

En vrac, nos photos les plus réussies. Les pruniers étaient vraiment magnifiques et dégageaient un parfum délicieux ! Beaucoup de Japonais, amoureux de la nature de génération en génération, photographiaient à qui mieux mieux… qui avec son portable, qui avec son méga objectif monté sur trépied…

vue-classique

porte

lanterne

pruniers

ume

ume2

Demain vendredi, nous partons pour Kyôto. Pas de mise à jour avant lundi soir! Pendant notre absence, n’hésitez pas à laisser des commentaires si vous appréciez (ou pas) ^o^