Au programme du lundi 16, le célèbre jardin du temple Ryôanji. Si si, vous l’avez déjà vu, rappelez vous. L’étendue de petits cailloux blancs avec des rochers plantés dedans. Ca ressemble à ça.
Eh ben, désolée de vous décevoir, mais ça n’en vaut vraiment pas le déplacement. Bon, déjà dès le départ, il faut adhérer aux principes zen, mais même ainsi, il y a encore de quoi se poser des questions. “Tout ça pour ça” est notre conclusion.
Deuxième photo pour rester dans le classique, la petite fontaine avec tube de bambou et pierre gravée de symboles mystiques =D
Autour du temple, le “vrai” jardin, avec un étang, des lanternes, bref, quelque chose de plus compréhensible. Il faut quand même préciser que le jardin sec n’est pas fait pour se promener, mais pour se planter devant et méditer… il est donc différent du “vrai” jardin tout-en-un qui permet les deux et même plus encore.
J’avoue, on y est allés comme des nigauds en se disant que comme c’était connu jusque chez nous, ça devait en valoir la peine. Heureusement, pour la suite de mon programme (*c’est moi qui l’a fait*), je nous prévois quelque chose de plus sûr avec un site où je suis déjà allée.
Et nous partons gaiment, à pied (6 minutes, qu’y disaient), pour rejoindre un arrêt de bus. En chemin, nous passons devant ce qui semble être le dépôt d’un fabricant de lanternes…

Nous reprenons donc le bus jusqu’au château de Nijô. Je suis une flemmarde (mais je me soigne), et je cite donc wikipedia :
Le château de plaisance de Nijô (二条城, Nijô-jô) se situe à Kyôto, au Japon. C’est Tokugawa Ieyasu qui le fit construire en 1603. Il se constitue de deux cercles concentriques de fortifications, des palais Ni no Maru (二の丸) et Honmaru (本丸), de divers bâtiments de soutien et de plusieurs jardins. Il couvre une surface totale de 275 000 m2 dont environ 8 000 m2 de constructions.
Ca vaut ce que ça vaut. En même temps, quand on ne sait pas qui est Tokugawa Ieyasu, ça ne dit pas grand chose.
Et là, hop (vous voyez que je me soigne), bref blabla historique :
Tokugawa est le dernier des trois réunificateurs du Japon, les premiers étant Oda Nobunaga et Toyotomi Hideyoshi. Avant eux, on va dire pour généraliser que le Japon était un vrai foutoir, avec des clans qui se battaient tous n’importe comment. Les trois personnages sus-nommés ont travaillé à organiser tout ça pour que le Japon soit un pays uni. Ou du moins, un pays plus uni qu’avant. Après unification vers 1600, il y a toujours des fiefs, et des chefs de guerre à leur tête (daimyô), mais tous sont sous l’autorité du shôgun (donc, ici, Tokugawa et ses descendants).
Les cours d’histoire sont rendus bien loin quand même ^^;
Bref, le château.
C’est vrai, ce n’est pas le grand château japonais que vous avez peut-être vu en photo.
A propos de photo, à l’intérieur c’est interdit pour ne pas abîmer les beaux paravents tout dorés. Le château est fichtrement grand, avec plein de pièces en tatami et des couloirs qui courent autour. Il y a là-bas une chose très amusante (de mon point de vue), et qu’on appelle le “parquet du rossignol”. Si vous avez lu le Clan des Otori, vous savez de quoi je veux parler. Le parquet est construit de façon à ce que chaque pas produise un son (une sortie de “piou” aigu). Technique géniale pour avertir de la présence d’intrus dans le château.
Les jardins du château sont très beaux, un bel exemple de simplicité à la japonaise.

Enchantés de cette visite, nous rentrons à la gare de Kyôto pour repartir à nouveau, en train cette fois, direction la petite ville d’Uji, célèbre paraît-il pour son thé (en effet. Thé en poudre, glaces au thé, gâteaux au thé, Kitkat au thé…), avec pour objectif le temple Byôdôin (et là, parenthèse linguistique. La transcription “ô” indique une voyelle longue. Si vous voulez le prononcer avec classe, dites Byo-o-do-o-inn. Pareil dans “Tôkyô” et “Kyôto” aussi d’ailleurs bien que je zappe habituellement l’accent circonflexe pour ne pas vous embrouiller, vu qu’en français on s’en fout).
Le temple a une forme intéressante. Je me rappelle avoir appris quelque chose à son sujet dans un cours d’architecture qui m’avait donné envie d’y aller (pas en cours d’archi, hein, au temple). Sauf que je ne me souviens plus quoi.
Il est temps de rentrer. Petit passage dans les boutiques, achat de Kitkat au thé (tiens, c’est vrai, ils sont où, ils ont pris l’avion pour la France ?), re-train pour Kyôto, Shinkansen pour Tôkyô, et ahhh ça fait du bien d’être à la maison.






Publié par akaitsuki 













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