Ce week-end était mon dernier au Japon, et je ne pouvais pas rester à rien faire, à me morfondre dans ma chambre.
J’ai donc décidé…en fait, non, je dis “je”, mais c’est “on”. On a décidé d’aller faire un tour en dehors de Tokyo, n’importe où, pourvu que ça nous change.
Après avoir abandonné l’idée de visiter le musée du rail de Saitama, nous avons opté pour le grand bouddha d’Ushiku, petite ville de la préfecture d’Ibaraki (nord de Tokyo).
Le gros du voyage se fait en train (environ une heure et demie), pour un peu plus de 1 000 yens en partant de Shinjuku.
Certaines personnes pensent et osent même dire tout haut que les Japonais n’ont pas le sens de l’humour. Je crois que mon gobelet de chocolat chaud acheté sur le quai d’une gare suffit à prouver le contraire !

A notre arrivée à Ushiku, on cherche l’arrêt de bus. Ce n’est pas bien compliqué vu la taille de la bourgade. L’ennui à la campagne, c’est que les bus ont la fâcheuse habitude de ne passer qu’une fois par heure, et encore. Lassés d’attendre, on (en fait, non, je dis “on”, mais c’est “il”) décide de prendre le taxi. Cela nous coûtera plus de 3 000 yens pour un peu moins d’une demi-heure.
Mais enfin, on n’y arrive, et il y a pas mal de monde. Il faut dire qu’il fait beau.
D’une hauteur de 120m, le bouddha d’Ushiku est la plus haute statue de bronze du Japon. A l’intérieur, on y trouve un musée sur 4 étages. Derrière, un minuscule parc animalier avec deux chèvres, quelques lapins et écureuils. Ainsi, les parents peuvent aller affermir leur foi (!) et promettre à leurs chérubins qu’après ça, on ira caresser les animaux. Il y a aussi un bassin avec des tas de gros poissons gourmands qui ont l’air bien gras. Bien entendu, on peut acheter des petits granulés à leur balancer, il faut bien vendre.
Voici donc quelques clichés de ce fameux bouddha.





Impressionnant ?
J’ai cherché rapidement dans mon Lonely planet, mais n’ai rien trouvé sur ce bouddha. Pourquoi ? Simple. Ce bouddha n’a rien d’exceptionnel, quand on pense qu’il a été achevé…en 1993 !
On imagine donc aisément la pauvreté du musée qu’il renferme : surtout des photos de sa construction…
A l’entrée du musée, on retire ses chaussures, et on est d’abord plongé dans une salle noire, pour nous permettre de nous concentrer. Puis on sort vers un espace plus coloré, avec des jeux de lumières. C’est joli, mais bon, on avance…vers un ascenceur qu’on attend au moins 5 minutes (au Japon, c’est long). On monte jusqu’au 4ème étage. Le plus intéressant, c’est encore les fenêtres à hauteur du buste, qui offrent une vue sympa. Sinon, passez votre chemin… Shin me fait remarquer qu’il y a au moins une chose qui est bien pensée : pour prendre l’ascenceur afin de redescendre, il faut faire la queue. Et devant l’ascenceur, il y a…la boutique. Cela dit, je ne trouve pas ça bien pensé. C’est tellement flagrant que ça ne donne pas envie d’acheter le moindre souvenir. D’ailleurs, qui voudrait se souvenir de ça ?
Mon avis ? A voir si vous n’avez RIEN d’autre à faire. Non, même pas. Si vous n’avez rien à faire, allez au cinéma ! Cependant, si vous vivez au Japon et que vous manquez d’idées de sortie, ça peut occuper un après-midi. Mais touristes, à moins d’être fervents bouddhistes, suivez ce conseil : abstenez-vous.